Avant Evian et Thonon, il y eut Amphion. Au XVIIème, la découverte de la source ferrugineuse va faire d’Amphion la première station thermale de la région.

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    Le thermalisme

    La station thermale d’Amphion-Les-Bains a connu son heure de gloire entre le XVIIème et le XIXème siècle. La découverte de la source ferrugineuse verra naître la première station thermale de la région au XVIIème.

    La source se verra par la suite fréquenté par des noms prestigieux : les princes de Savoie, les rois de Piémont-Sardaigne qui séjournèrent au moins 6 fois entre 1721 et 1780. C’est durant cette période qu’un événement va marquer les thermes de Publier.

    Le comte de Laizer, gentilhomme auvergnat déçu par la cours d’Amphion va faire la découverte au cours d’une balade à Evian des sources évianaises. La première moitié du XIXème siècle marque donc le déclin progressif des thermes d’Amphion supplanté petit à petit par les thermes d’Evian.

    La seconde moitié du XIXème marqua le retour au premier plan des thermes d’Amphion par la découverte de nouvelles sources dont l’alcaline Maxima et la sulfureuse Terrier et grâce à Ernest Chéronet qui implante un hôtel et un vaste parc. Pour attirer la clientèle, il multiplie les attractions : concerts, bals et le célèbre jeu de la roulette. Il crée également un casino.

    L’établissement propose alors des salons de conversation, de lecture, des cabinets de bains et de douches. Les curistes prenaient alors les eaux pour soigner des états nerveux, des anémies, ou bien des infections cutanées et/ou des voies respiratoires. Les thermes d’Amphion attirent et font parler jusqu’à la capitale où des affiches étaient placardés avec l’inscription : Casino d’Amphion, au bord du Lac de Genève…

    Des gens de lettres s’y rencontrent comme Grégoire de Brancovan, père d’Anna de Noailles qui y séjourna l’été dans la villa Bassaraba. Avec la reconnaissance des eaux d’Evian et de sa source Cachat comme intérêt public en 1926, l’activité thermale d’Amphion a peu à peu disparu.

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    L’hydraviation

    La commune a également connu des temps forts de l’hydraviation en octobre 1905 à l’occasion des premiers essais aéronautiques sur flotteurs qui se sont déroulés à Amphion. Au début du XXème siècle, Amphion-les-Bains est alors connu comme un lieu de villégiature fréquenté par l’élite et un spectacle insolite va s’y dérouler. Le canot cruiser Martini-I de 40 cv barré par le banquier Ernest CUENOD et l’hydroplaneur de Gabriel Voisin sont à flot dans le port, devant les chantiers navals « Excelsior » de François Celle. C’est là que, sous les yeux de la population locale, les pionniers s’élancent pour des essais qui s’achèveront sur un échec en raison de la forte bise, l’essai sera transformé quelques jours plus tard sous les yeux de Louis Blériot qui associera son nom au génie de Gabriel Voisin.

    Pendant la seconde guerre Mondiale, au vu de l’avancée allemande en zone libre, le secrétariat d’état à l’aviation fait aménager dès 1942 une hydrobase temporaire pour des hydravions géants transatlantiques afin d’assurer leur préservation près de la Suisse et de poursuivre les essais. Ainsi, une ferme est réquisitionnée et une forêt déboisée afin d’aménager les pistes d’atterrissage, d’installer hangars et hébergements des pilotes. Malheureusement, réquisitionnés par les Allemands, ces géants des mers n’ont jamais atteint Amphion, après la libération de l’hydrobase de Biscarosse, la base d’Amphion n’était plus nécessaire. En 1948, l’aviation civile y installe sa première colonie de vacances et en 2010, le conservatoire du Littoral acquiert les 5 hectares de « Port Pinard » afin d’en faire un espace protégé.

    Le Parc des Dranse (le dernier parc de la commune, jouxtant le parc des Tilleuls) est maintenant un lieu « redonné » à la nature.

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    ANNA DE NOAILLES

    Anna de Noailles est lauréate du grand prix de littérature de l’Académie française et devint la première femme commandeur de la Légion d’Honneur, Anna de Noailles a connu une immense notoriété dans les milieux littéraires parisiens, de la Belle Époque jusqu’au début des années 30. Née princesse Bassaraba de Brancovan, elle passa jusqu’à la Grande Guerre, presque tous ses étés à Amphion, où sa famille possédait une vaste propriété : la villa Bassaraba. Anna de Noailles a puisé l’essence de son inspiration dans l’attachement qu’elle entretenait pour les paysages lémaniques.

    En bordure du lac, à la sortie de Publier direction Evian, un temple votif en hommage à Anna de Noailles a été élevé.

     

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  • DETAIL BUVETTE
  • COLONIE HYDROBASE SGACC EN 1969
  • DENT D'OCHE ET VUE SUR SAGRA
  • PAVILLON MAXIMA ARRIERE